L’INFORTUNÉE FAMILLE D’ARMAILLÉ ♣ LA MENANTIERE ♣ M. MARTIN DE LA POMMERAIE

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FAMILLE D’ARMAILLÉ

La famille de la Forest d’Armaillé, originaire du diocèse de Vannes, et connue en Bretagne dès le XIe siècle, a versé son sang maintes fois pour la défense de la Religion, de l’Indépendance nationale et de la Monarchie, depuis la croisade de saint Louis jusqu’aux héroïques combats de la Vendée.

Pierre de la Forest fut tué à la bataille de la Massoure, à côté du sire de Châteaubriand.
Guillaume de la Forest, maréchal de l’armée bretonne et fidèle compagnon d’armes du comte de Richemond, périt, en soutenant le choc des Anglais, à la funeste journée d’Azincourt.
Un autre, officier au régiment de Turenne, tomba à Rocroy.
Enfin, Médard de la Forest trouva la mort à Savenay, pendant que ses tr¤is fils aînés servaient dans l’armée de Condé.

La famille de la Forest d’Amaillé possédait et habitait, avant la Révolution, les terres de Craon, de la Douve et de la Menantière, situées en Anjou, les deux premières près de Segré, la troisième dans les Mauges, aux environs de Beaupréau.

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A cette époque, cette famille se composait :
1° D’Ambroise-Pierre de la Forest, marquis d’Armaillé, baron de Craon et de Noizay, seigneur de Lésigny, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, qui ép¤usa Marie de Mornay-Montchevreul. A son contrat signèrent le Roi Louis XV, la Reine, le Dauphin, la Dauphine et Mesdames de France.
2° De Françoise-Thérèse de la Forest d’Armaillé, mariée à messire François de la Corbière.
3° De Marie-Henriette de la Forest d’Armaillé, épouse de messire Hardi-Guillaume de Villoutreys, seigneur du Bas-Plessis.
4° D’Auguste-Médard de la Forest, chevalier d’Armaillé, officier au régiment Royal-Marine et aide-de-camp du général marquis de Rougé. Il avait épousé Mlle Etiennette Goureau de la Blanchardière, dont il eut quatre garçons et cinq filles : Auguste, Ambroise, René, Joseph, Hyacinthe, Camille, Cécile, Charlotte, et une autre dont le nom a été oublié, et qui fut arrêtée avec sa bonne dans une ferme de la Douve appelée la Mabouillère.

Lors du soulèvement de la Vendée, cette bonne avait caché une somme considérable et l’argenterie appartenant à ses maîtres.

Un patriote du Bourg-d’Iré, nommé J…, employa tous les moyens pour lui faire trahir son secret, et, ne pouvant y parvenir, la dénonça au Comité de salut public, qui la fit arrêter et enfermer à Angers, dans l’ancien couvent du Calvaire, transformé en prison.
Là encore, on essaya en vain de lui arracher quelques indications sur le trésor.
On lui enleva alors la petite d’Armaillé, âgée de trois ans, pour la confier au geôlier, chez qui elle mourut de faim et de chagrin.
La bonne fut exécutée peu de temps après ; les seules paroles qu’elle consentit à prononcer furent celles-ci : « Lorsque mes maîtres reviendront, vous leur direz que le trésor est caché dans un endroit sur lequel on passe tous les jours. »

En 1792, Médard se trouvait avec sa famille à la Menantière, se consacrant à l’éducation de ses nombreux enfants.
Il ne fallut rien moins pour briser cette existence calme, que l’appel des Princes, auquel s’empressèrent de répondre les trois fils en âge de porter les armes : Auguste, Ambroise, René.
Leur père les conduisit jusqu’à Paris, où il les logea chez son frère aîné le marquis d’Armaillé, qui avait été obligé de quitter son château de Craon, où il avait failli être massacré par une vile populace.
Ils y restèrent peu de jours et allèrent s’engager au 1er régiment de Cavalerie-Noble, commandé par le duc de Berry, pendant que leur père venait retrouver sa femme à la Menantière.

Bientôt les évènements devinrent de plus en plus terribles.
L’infortuné Louis XVI était sacrifié aux haines des Jacobins.
La persécution religieuse commençait. Les prêtres étaient arrachés à leurs autels et remplacés par des intrus pour lesquels les populations éprouvaient la plus vive répulsion.
L’appel des 300.000 hommes mit le comble à l’exaspération des Vendéens, qui ne voulaient pas combattre sous le drapeau sanglant de la Révolution.

Le premier acte de résistance se produisit à deux lieues de la Menantière, à Saint-Florent.
Après la prise de Cholet par Cathelineau et Stofflet, Médard d’Armaillé se mit à la tête de ses paysans sous les ordres du marquis de Bonchamps. Il prit part à tous les combats en qualité de chef de division.

Les pièces suivantes sont conservées par la famille et dans les Archives du Ministre de la guerre :

« Nous, Commandants de l’armée catholique et royale, avons accordé le présent passeport à Jean Brujère, prisonnier à Fontenay, pour se rendre à Bouroux en Périgord.
Lequel a juré de ne jamais reprendre les armes contre la Religion catholique, apostolique et romaine, et d’être fidèle au Roy.
A Fontenay, ce 2 mai 1793, l’an Ier du règne de Louis XVII
Signé : DE LA ROCHEJAQUELEIN, D’ARMAILLÉ, DE RICHETEAU. »

« 25 mars 1793.
DE PAR LE ROY,
Nous, Commandants de l’armée catholique, engageons et ordonnons aux habitants des paroisses voisines de notre armée, de fournir et rassembler le plus de vivres, tant pain que viande et autres denrées, et de les faire conduire aux lieux qui leur seront indiqués, sous les peines qui seront ordonnées.
Fait au Quartier Général de Saint-Florent.
DE BONCHAMP, D’ÉSIGNY, DE MENEUST, PIRON, D’ARMAILLÉ. »

« Nous, Commandants des armées catholiques et royales, n’ayant pris les armes que pour soutenir la Religion de nos pères et pour rendre à notre auguste et légitime Souverain Louis XVII l’éclat et la solidité de son trône et de sa couronne, n’ayant d’autre but que d’opérer le bien général ;
Proclamons hautement que si, contre nos bonnes et loyales intention, MM. les clubistes et tous autres perturbateurs du repos public venaient à reprendre les armes contre la plus sainte et la plus juste des causes, nous reviendrions les punir avec la plus grande sévérité.
La manière dont nous nous sommes comportés, à l’égard de tous les habitants de cette ville, devant leur prouver que tous nos efforts et tous nos voeux sont pour la paix et la concorde, nous déclarons en conséquence prendre sous notre protection spéciale tous les braves et honnêtes gens, amis du bien public, promettant que, si nos intentions étaient trompées à cet égard, nous cesserions toute clémence envers les rebelles.
A Parthenay, le 11 may 1793.
Signé : LA ROCHEJAQUELEIN, D’ELBÉE, CATHELINEAU, LA BOUERE, DESESSARTS, DE BEAUVOLLIERS, D’ARMAILLÉ, LANGLAIS, CAILLEAU. »

Après le désastre de Cholet, il suivit l’armée, qui se dirigeait vers la Loire.
En passant près de la Menantière, il envoya chercher sa femme et ses enfants, sachant que les Bleus massacraient tout le monde sur leur passage.
Le petit Joseph fut envoyé à Angers, au collège de la Rossignolerie, aujourd’hui le lycée. Il y resta jusqu’au moment où les Frères, qui dirigeaient cet établissement, furent arrêtés et leurs élèves jetés dans la rue.
Le pauvre enfant errait, mendiant son pain, sans souliers et presque nu, lorsqu’il fut rencontré par la marquise d’Hauteville, sa tante, qui l’emmena au Mans et prit soin de lui.

Sa mère et ses soeurs quittèrent la Menantière à la hâte, montées deux par deux sur des chevaux.
Un autre cheval portait des provisions.
Elles allèrent coucher à Saint-Pierre-Montlimart, chez Mlles Guichet, qui racontèrent plus tard que, dans leur inexpérience enfantine, Mlles d’Armaillé se faisaient presque une fête de la nouvelle vie qu’elles allaient mener.
Cependant, une seule d’entre elles, la petite Charlotte, devait revoir ces lieux qui les avaient vues naître.

On conseilla à Mme d’Armaillé d’aller se cacher à la Douve, qui se trouvait dans un pays moins agité, mais elle ne voulut jamais consentir à quitter son mari.
Le lendemain, elles se remirent toutes en route à la suite de l’armée, en compagnie des familles d’Avesne et Veillon de la Garoullaie, avec qui elles étaient liées par une vieille amitié.
Le petit Veillon, âgé de cinq ou six ans, était en croupe derrière une des jeunes d’Armaillé.
Ils arrivèrent ainsi à Saint-Florent, où l’armée se préparait à passer la Loire.

Dans la ville et sur le bord du fleuve, se pressait une mêlée sans nom de blessés, de vieillards, de femmes, d’enfants, au milieu des troupeaux abandonnés et des canons sans attelages.
On eût dit une de ces grandes émigration des temps anciens fuyant devant les hordes barbares d’Attila.
Cent mille fugitifs attendaient leur tour pour s’embarquer dans les quelques bateaux servant au passage.
En arrière, on apercevait un immense rideau de flammes qui, se rapprochant de plus en plus, signalait l’arrivée de l’armée républicaine. …

On était au mois d’octobre : la Loire grossie par les pluies, roulait bruyamment ses eaux bourbeuses ; un vent glacial frissonnait dans le feuillage jauni des saules ; le ciel avait une teinte d’acier sinistre et menaçante ; la nature elle-même semblait avoir préparé le cadre pour cette scène de désolation.

Au milieu de la foule, Mlle d’Armaillé et le jeune Veillon furent séparés de leurs familles. On eut mille peines à les retrouver.
Enfin, ils purent tous s’embarquer.
Les chevaux suivaient à la nage, attachés au bateau avec la corde d’un cerf-volant, dont le petit Veillon n’avait pas voulu se séparer.
Malheureusement, le cheval qui portait les provisions et les bagages se noya.

Ils allèrent loger dans une maison sur la place de Varades. M. d’Armaillé vint prendre avec eux le repas du soir. Ils s’entretinrent longuement des évènements, et, au moment de son départ, il ouvrit une fenêtre et vit toute la rive gauche en feu.
Il appela alors tous les siens en leur disant, les larmes aux yeux, de venir voir brûler la Menantière. (Le feu fut mis plusieurs fois au château de la Menantière, mais chaque fois, il fut éteint par les paysans, le mobilier fut seul détruit ou volé).

Le lendemain, ils se mirent en route et allèrent se reposer à la Douve, où ils laissèrent leur plus jeune fille.
Les familles Veillon et d’Avesnes y restèrent.
M. et Mme d’Armaillé suivirent l’armée, avec leurs filles, pendant toute la campagne d’outre-Loire.
Après la déroute du Mans, elles arrivèrent à Château-Gontier, épuisées par la fatigue et la dysenterie.
Manquant de vêtements, elles furent réduites à s’envelopper dans un rideau jaune arraché à une fenêtre du théâtre de cette ville.

Mme de la Rochejaquelein dit, dans ses Mémoires, qu’elle les rencontra quelque temps après, montées dans une charrette et enveloppées dans cette draperie.
Elles furent arrêtées entre Château-Gontier et la Loire, à Renazé, croit-on.
En même temps qu’elles, fut fait prisonnier Marquet Sejeon, brave et dévoué serviteur, qui ne les avait jamais quittées.
Il est probable qu’il fut massacré ; depuis cette époque, toutes les démarches faites pour le retrouver ont été inutiles.

Ces dames durent sans doute s’échapper, car, quelques jours après, M. Martin de la Pommeraie les rencontra à Ancenis.
Elles étaient cachées dans cette ville dans la maison du sieur Symphorien-Fidèle Béraud, commis au district d’Angers.
Elles y furent reçues par la fille Verdon, qui plus tard servit, ainsi qu’une nommée Geneviève Gauvin, à reconnaître Charlotte.
C’est là que Mme d’Armaillé entendit un crieur public publier un arrêté qui interdisait, sous peine de mort, d’accorder l’hospitalité aux brigands.
Craignant de compromettre ceux qui la cachaient, elle sortit de la maison pour aller se déclarer au district.

Le brave Martin de la Pommeraie, aide-de-camp de Stofflet, la rencontra et lui demanda où elle allait.
« Je vais, dit-elle, me dénoncer, afin de ne pas compromettre les personnes qui m’ont donné asile, et nous n’avons plus la force de mener une existence aussi épouvantable. »
Il fit tous ses efforts pour l’en dissuader, mais Mme d’Armaillé persista dans sa résolution. Quelques instants après, elle et ses filles furent arrêtées, conduites à Nantes et enfermées au Bouffay.

Pendant plusieurs semaines, elles restèrent dans cet enfer, qui reçut tant de victimes et vit couler tant de larmes.
Il ne faut rien moins que les preuves historiques fournies par le procès de Carrier pour nous faire admettre que des hommes ont pu commettre autant de crimes.

Le récit suivant, que Thomas, chirurgien républicain, fit de sa visite au Bouffay et à l’Entrepôt, donne une idée des horreurs qui s’y sont passées :
« Je trouvai, en entrant dans cette affreuse boucherie, une grande quantité de cadavres épars çà et là ; je vis des enfants palpitants ou noyés dans des tas d’excréments humains. Mon âme était brisée. Je traverse des salles immenses, mon aspect fait frémir les femmes ! Elles ne voyaient d’autres hommes que leurs bourreaux ! Plus j’avance sur ce théâtre de sang, plus la scène devient affreuse ; huit cents femmes et autant d’enfants avaient été déposés dans les maisons de l’Éperonnière et de la Marillière ; cependant, il n’y avait dans ces prisons ni lits, ni paille, ni baquets. Le médecin Rollin et moi, nous avons vu périr de faim cinq enfants en moins de quatre minutes ! Ces malheureux ne recevaient pas d’aliments.
Deux mille personnes au moins périrent dans ces tombeaux, où elles étaient ensevelies vivantes. »

C’est au milieu de ces cannibales que Mme d’Armaillé et ses quatre filles passèrent un long mois de souffrances morales et physiques telles, que la mort leur semblait la délivrance.
Ce moment tant désiré arriva pour Mme d’Armaillé et ses filles.
Vers huit heures du soir, au mois de janvier 1794, elles furent appelées et emmenées avec de nombreuses victimes.
Sur la place du Bouffay, les sicaires de Carrier, la Compagnie de Marat, les Éclaireurs de la Montagne, faisaient la haie depuis la porte jusqu’au bateau. La populace poussait des hurlements de bêtes féroces en brandissant des torches.

Mlles Hyacinthe, Camille et Cécile, marchaient devant leur mère, qui les suivait donnant la main à la petite Charlotte. Elles arrivèrent ainsi, dignes et recueillies, à la passerelle qui reliait le bateau à la rive.
Au moment où Mme d’Armaillé mettait le pied sur le pont, la petite Charlotte lui fut arrachée par une femme du peuple nommée Bousselot, qui la cacha sous son tablier.
La pauvre mère n’eut que le temps d’envoyer un long regard de reconnaissance à cette brave et digne femme, et de glisser dans la poche de sa fille un portefeuille contenant des papiers et son portrait. Elle ne put même presser une dernière fois son enfant sur son coeur ! …
Presque au même instant, a raconté un témoin oculaire, l’officier commandant l’escorte, séduit et attendri par la beauté remarquable de Mlle Hyacinthe, lui offrit de la sauver, si elle voulait l’épouser.

Elle mettait à ce moment le pied sur le pont du bateau. Se retournant alors, elle lui dit : « Pouvez-vous sauver ma mère et mes soeurs ? – Cela m’est impossible, répond l’officier. – En ce cas, je veux mourir aussi ! »
Et elle se jeta dans les bras de sa mère.
Quelques minutes après, le bateau à soupape s’éloignait de la rive, et le lendemain matin, sur une grève près de Rezé, l’on trouvait quatre cadavres étroitement entrelacés dans une suprême étreinte.
C’étaient Mme d’Armaillé et ses trois filles ! …

L’excellente femme Bosselot avait emmené la petite Charlotte, qui était en haillons, couverte de vermine et atteinte de la gale. Le bonnet de coton dont elle était coiffée l’avait fait prendre pour un garçon.
Déjà, la veille, la mère Bosselot avait amené à son mari une petite fille (cette enfant ne retrouva jamais sa famille et épousa un menuisier du Pouliguen), qu’il n’avait acceptée qu’à contre-coeur, ne voulant qu’un garçon. Aussi, voyant une seconde fille recueillie par sa femme, il refusa de la recevoir ; mais sa digne épouse lui dit : « Je l’ai arrachée à la mort, je ne l’y reporterai pas. »
Pendant cette discussion, interrogée sur sa famille, la pauvre enfant avait répondu : « Je suis la petite Charlotte d’Armaillé, de la Menantière. »

A ce nom, toute hésitation cessa ; il fut décidé qu’elle serait l’enfant de la maison.
On la soigna, on la nettoya, et, lorsque les forces lui furent un peu revenues, ses sauveurs l’envoyèrent chaque jour mendier, car ils se trouvaient dans la plus grande misère.
Souvent elle resta des heures entières sous la pluie, dans la neige, les pieds nus, à la porte des boulangers, pour obtenir quelques morceaux de pain.
Elle passa dix-huit mois dans cette triste position, c’est-à-dire jusqu’à la fin de la grande Terreur.

Lorsque le calme fut un peu rétabli, les Bosselot, écrivirent à M. Brouillé, notaire de la famille, à Montrevault, lui disant seulement de venir pour affaire importante. Il s’empressa d’accourir, et, en apercevant la pauvre orpheline, il la reconnut immédiatement.
Ce notaire fit savoir de suite à Paris, au marquis d’Armaillé, le seul représentant de sa famille alors en France, qu’une fille de Mme d’Armaillé avait été sauvée des noyades. M. d’Armaillé lui répondit immédiatement de la lui amener.
Il la reçut chez lui ; mais, hélas ! la pauvre enfant n’y trouva pas les tendres soins et l’affection dont elle avait si grand besoin.
C’est là qu’elle apprit la triste fin de son père, massacré après le désastreux combat de Savenay.

Le matin de la bataille, le malheureux était à bout de forces.
Depuis neuf mois, il n’avait pas quitté un seul jour l’armée, quoique son âge et sa corpulence lui rendissent les marches très pénibles.
Le soir, il luttait encore avec les derniers survivants ; mais, lorsqu’il fallut fuir, les forces manquèrent.
Malgré les encouragements du brave Martin de la Pommeraie, il ne put le suivre.
Il se cacha alors dans un petit hangar dépendant d’un moulin.
Bientôt les Bleus arrivèrent, poursuivant les Vendéens ; ils allaient passer sans le vouloir, lorsqu’une poule, dont ils voulurent s’emparer, alla se réfugier près de lui.

Découvert, il fut traîné dehors et massacré à coups de sabres et de baïonnettes.
De loin, M. Martin assista à ce terrible drame, et c’est sur son témoignage que l’on établit l’acte de décès de M. d’Armaillé après la pacification.

M. Martin de la Pommeraie avait fait partie de la garde constitutionnelle du Roi et s’était dévoué pour lui lors du 10 août.
Lorsque la guerre de Vendée éclata, il fut des premiers à prendre les armes.
D’une taille élevée, d’une bravoure extraordinaire, il avait une grande influence sur ses soldats.

Vieil ami de la famille d’Armaillé, il aimait à raconter les terribles évènements auxquels il avait pris une si large part.
A la Restauration, il fut anobli sous le nom de Martin de Bodinière, fait chevalier de l’ordre de Saint-Louis et retraité avec le rang de colonel.
Ses actions d’éclat sont restées légendaires ; et, en les entendant retracer, il semble que l’on évoque le souvenir des héros d’Homère.
Ce vénérable soldat est mort à un âge très avancé. Il avait conservé toute son intelligence et toute son énergie, malgré les nombreuses blessures dont il était couvert.
Aimé et apprécié des chefs de l’armée, il était toujours choisi pour les missions périlleuses et délicates.

Une fois entre autres, il fut chargé par le Conseil supérieur de faire entendre raison à la paroisse de la Tessouale qui, mécontente, s’était révoltée.
Un soir, il quitta l’armée ; et, le lendemain matin, à la pointe du jour, il était aux avant-postes de la Tessouale.
Suivant son habitude, son chapeau était orné de plumets et son cheval couvert d’écharpes et d’insignes tricolores, trophées arrachés à des Bleus.
Les Vendéens, en l’apercevant, crurent avoir affaire à un Républicain, et ouvrirent sur lui un feu terrible.
Malgré les balles qui pleuvaient autour de lui, il s’arrêta un instant, puis, mettant son cheval au galop et levant son chapeau, il leur cria, avec le plus grand sang-froid et l’emphase qui lui était habituelle : « Enfants que vous êtes, vous ne reconnaissez donc pas Martin de la Pommeraie ? »

Les Vendéens, enthousiasmés de tant de bravoure, ne restèrent pas sourds à ses conseils et rentrèrent dans le devoir.

Un autre jour, montant un cheval vicieux appartenant au général de Bonchamps, il fut cerné par des cavaliers Bleus. Un combat terrible s’engagea immédiatement.
Blessé, renversé par terre, son énergie ne l’abandonna pas.
Luttant à coups de sabre contre ses nombreux ennemis, il leur faisait toujours face en s’efforçant de gagner une haie, derrière laquelle il espérait se mettre en sûreté, et, tout en se défendant, il criait à ses adversaires :
« Non, jamais vous ne tuerez Martin de la Pommeraie par un si beau soleil ! »

En effet, racontait-il plus tard, se glissant à travers la haie, il put s’échapper, après avoir reçu dix-sept coups de sabre.
A la retraite du Mans, il était à l’arrière-garde, combattant dans les sapinières, à la tête de quelques braves.
L’un d’eux tomba grièvement blessé, et la douleur lui arrachait des cris. « Mais tais-toi donc, lui dit M. Martin, les Bleus vont dire que les Vendéens ne savent pas mourir. »
Et le pauvre soldat n’osa plus se plaindre !

A l’attaque des ponts de Cé, il fut blessé grièvement.
En se retirant du champ de bataille, il rencontra le général de Bonchamps, qui lui dit : « Où vas-tu ainsi, retourne au combat !
– Pardon, mon général, répondit Martin, j’ai une balle dans le corps, je vais la faire ôter et je reviens de suite. »
Il revint en effet quelques instants après, n’ayant fait placer qu’un premier appareil sur sa blessure.

En apprenant la mort de son père, la pauvre Charlotte se crut seule au monde.
Elle n’avait reçu aucune nouvelle de ses frères et les supposait morts depuis longtemps.
Son oncle le marquis d’Armaillé la mit, d’après les conseils de son tuteur M. le marquis d’Autichamp, en pension chez une dame Deffaut, rue Plumet à Paris.
Cette femme, d’un esprit élevé et d’une grande distinction, avait été obligée, par suite de malheurs de famille, de se créer des moyens d’existence. Elle la regarda comme sa propre fille et la conserva près d’elle jusqu’à l’âge de dix-huit ans.

A cette époque, le baron de Craon la reprit chez lui.
Six mois après, ses trois frères, rentrant et croyant toute leur famille disparue, apprirent avec une joie inexprimable, de la bouche de Mme d’Hauteville, qu’une de leurs soeurs avait été sauvée et habitait Paris.
Ils coururent immédiatement la voir, entrèrent avec leurs costumes étrangers, sans se faire annoncer, dans le salon où elle se trouvait, et se précipitèrent dans ses bras.
En les reconnaissant, elle tomba évanouie.

Quelque temps après, ses frères l’emmenèrent à la Menantière, qu’ils trouvèrent dévastée et abandonnée.
Les Bleus avaient tout pillé et massacré vingt-trois malheureux fermiers dans l’aire de la métairie du château. Détail horrible : ils se renvoyaient un petit enfant au berceau et le recevaient sur la pointe de leurs baïonnettes.
A la Simionnière, ferme dépendant de la Menantière, ils coupèrent les fermiers en morceaux ; et lorsque, le soir, un pauvre enfant qui s’était enfui à l’arrivée des Bleus, rentra chez lui, il ne put même reconnaître les cadavres mutilés de ses parents.

Leur jeune frère Joseph revint du Mans partager leur triste existence ; il avait alors vingt ans.
Un an après, il épousa Mlle Alexandrine de Robethon, et tous deux habitèrent la Menantière jusqu’à leur mort.
Leur longue vie se passa à faire le bien autour d’eux et à secourir toutes les infortunes.

Qui peut oublier la figure vénérable empreinte de tant de noblesse et de bonté, de ce beau vieillard enlevé à sa famille, à tous les siens, il y a quelques années seulement ?
Il laissera un souvenir ineffaçable dans ce pays, où il était tant aimé et auquel il avait consacré presque toute son existence.

Frappé au déclin de sa vie dans ses plus chères affections, il trouva dans la Religion la force de supporter avec résignation la perte de la douce compagne de sa vie, de son petit-fils tant aimé, le marquis Anatole de Turpin de Crissé, et enfin de son fils, héritier de toutes ses vertus et qui, continuant les traditions de sa famille, suppléait son noble père dans la tâche si douce de faire des heureux.

En 1807, Mlle Charlotte d’Armaillé épousa M. de Gastines, dans l’église de Saint-Pierre-Montlimart.
Après une vie toute de dévouement et d’abnégation, elle mourut en 1849, entourée de ses enfants et petits-enfants, et emportant avec elle les regrets dus à toutes ses vertus.
Sa bonté était proverbiale, et chez elle les qualités du coeur s’alliaient à celles de l’esprit.

Jusqu’à ses derniers jours, elle conservera cette beauté, reflet de celle de son âme, dont la sérénité n’avait pu être altérée par tant de malheurs.
Après son mariage, elle habita Angers et la terre de la Ferronière. Son départ de la Menantière fut le premier coup porté à cette vie intime de famille, qu’elle avait su, avec sa belle-soeur, rendre si douce et si attrayante.

Ses frères se dispersèrent : Auguste et Ambroise habitèrent la Douve et Angers jusqu’à leur mariage.
Auguste épousa Mlle Boulay du Martray, et Ambroise Mlle Mélanie de la Paumélière.
Ce dernier fut nommé en 1816 major de la place de Paris, mais il n’accepta pas ce poste.

Leurs existences s’écoulèrent, comme celle de leur jeune frère, au milieu de leurs familles, pour lesquelles ils furent des modèles d’honneur et de loyauté.
René épousa Mlle Caroline de Fontenay. En 1814, il fut nommé sous-lieutenant des mousquetaires gris, avec le rang de colonel.
Il suivit le Roi à Gand ; et à la rentrée des Bourbons, en 1815, on lui donna le commandement de la légion de l’Eure, devenue 14e de ligne.
A la tête de ce beau régiment, il fit la campagne d’Espagne en 1823 et assista au siège de Pampelune, où il fut remarqué pour sa froide bravoure et son énergie.

A la Révolution de 1830, le colonel d’Armaillé voulut briser son épée, mais son régiment fit auprès de lui de telles instances, qu’il consentit à rester à sa tête.
Avec lui il prit part à l’expédition d’Alger et le premier eut l’honneur d’arroser de son sang le sol africain. Le premier encore, il franchit l’Atlas. Au combat de Teniah, il roula au fond d’un ravin ; ses blessures l’empêchèrent d’assister à la fin de l’action.
Ses officiers lui apportèrent un drapeau pris à l’ennemi, en lui faisant promettre de le garder en souvenir du régiment.
Ce trophée est conservé précieusement par la famille. …

Quarante ans se sont passés depuis le jour où il quitta ses enfants, ainsi qu’il se plaisait à appeler ses soldats : quarante ans de désastres, de vicissitudes de toutes sortes ; malgré tout, le nom du colonel d’Armaillé est resté légendaire au 14e.
Nommé maréchal-de-camp en 1831, il quitta immédiatement le service.
Retiré au château de la Morosière, il fut la providence de la contrée.
Son esprit élevé et conciliant l’avait fait le juge de paix naturel du pays, et ses sentences furent toujours respectées.

Personne ne frappait en vain à sa porte, car sa plus grande jouissance était de répandre le bien autour de lui.
Sa maison était toujours pleine de solliciteurs, et un jour il dit à son neveu Henry d’Armaillé : « Oui, mon ami, beaucoup m’ont demandé ; il m’a été impossible d’accorder tout ce qu’on réclamait de moi ; mais, à l’heure de ma mort, je pourrai me dire que je n’ai jamais refusé personne. »

Pendant l’émigration, il avait servi dans l’armée de Condé, sous les ordres du duc de Berry, qui s’était épris pour lui d’une vive amitié et l’avait, en 1814, nommé sous-lieutenant aux mousquetaires.

Un jour, à la parade des Tuileries, le Prince portait un sabre qui lui avait été offert par ses anciens soldats de la Cavalerie-Noble, et sur la lame duquel son nom était gravé.
Ayant aperçu son ancien compagnon d’armes, il voulut, devant toute l’assemblée, lui donner une preuve de son affection.
Détachant son sabre, il l’offrit à René d’Armaillé, lui demandant le sien en échange.
Le général d’Armaillé aimait à avoir cette arme sous ses yeux, et, avant de mourir, il l’a léguée à son neveu Henri.

Les dernières années de sa vie furent cruellement éprouvées.
Il vit disparaître tour à tour sa femme et ses trois enfants. Mais son âme, fortement trempée, ne se laissa pas abattre par le malheur.

Puis, lorsque l’heure fut venue, il regarda en face cette mort qu’il avait si souvent bravée sur les champs de bataille, et il rendit sa belle âme à Dieu en soldat et en Vendéen.

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Création dalle béton sol intérieur RDC

Nous avons débuté à déblayer le sol d’une pièce afin de créer une dalle de béton. Le sol était initialement recouvert de tommettes en terre cuite. Cette dalle ne pourra être réalisée avant que plusieurs canalisations d’arrivée et d’évacuation d’eau et le réseau électrique au sol ne soient installées.

Creuser le sol

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Tommettes au sol il y a quelques années  avant de creuser le sol

Nous avons retirer les tommettes au sol en gardant celles qui n’étaient pas cassées car elles peuvent se revendre.

Sous les tommettes, il y avait un mélange de sable, chaux et de mâchefer (rejet de combustion industrielle).

Nous devons creuser dans une profondeur de 20 cm environ pour assurer la place pour l’isolation et la chape de béton.

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Retrait des tommettes au sol

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Sous les tommettes, il y a de la chaux, du sable et du mâchefer

Les gravas ont été déposés chez un agriculteur voisin qui en a besoin pour remblayer ses chemins.

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Bétonnage d’une hotte de cheminée pour renforcer une grosse poutre au dessus

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Avant du coffrage, ferraillage dans le mur  et ferraillage sur toute la hauteur de la hotte

Cela n’était pas prévu au départ. Nous avons décidé de faire un enrobage de la hotte au béton armé avec prise dans le mur. En effet, nous nous sommes rendu compte que la poutre au dessus de la cheminée était peu soutenue. De plus, avec l’humidité où la maison avait été laissée pendant plusieurs année, cette poutre avait été pourrie à certain endroit. La hotte déjà soutenue par le linteau en béton présentait une bonne opportunité pour faire un point de soutien de la poutre. Ce point de soutien était permis par le linteau nouvellement créé mais aussi par l’ancrage dans le mur.

On remarque que le mur a été recouvert de chaux de pavier après avoir été piqué.

 

Perçage de deux trous de part et d’autre de la hotte

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ferraillage dans le mur, sur tout le long de la hotte. Au dessus, la poutre à soutenir.

Avant de réaliser le coffrage, nous avons bouché les trous dans la hotte à l’aide de mortier au ciment. En effet, il ne fallait pas que le béton coulé dans le coffrage ne s’écoule par les trous de la hotte en brique.

Nous avons commencé par percer avec un marteau burineur, deux trous à droite et à gauche de la hotte. Les trous faisaient chacun 20 cm au moins de profondeur partaient du linteau en bas jusqu’à quelques centimètres au dessus de la base de la poutre à soutenir et avaient pour largeur au moins celle du linteau.

 

Ferraillage autour de la hotte et dans les 2 trous

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Trou de 20 cm de profondeur au moins et ferraillage sur toute la hauteur de la hotte.

Sur les photos ci-dessus et ci-dessous, on remarque le mortier au ciment sur la hotte pour boucher les trous de celle-ci avant bétonnage.

Pour le ferraillage, nous avons utilisé des ronds à béton de diamètre 12 mm. Sur la hauteur de la hotte, nous avons placé 4 ronds à béton espacés régulièrement (10 cm environ pour chacun). Chacun des ronds à béton faisait un peu moins de 3 mètres de longueur. Nous les avons tordu à la main afin qu’ils aient la forme de la hotte (une longueur centrale de 140 cm environ dépendant de sa position, 60 cm x 2 pour les deux extrémités de la hotte et 20 cm x 2 pour l’emprise du ferraillage dans les 2 trous).

rond beton vu haut

VU HAUT : 1 rond à béton de diamètre 12 mm tordu pour entourer la hotte

 

 

rond beton vu profil

VU PROFIL : 1 rond à béton de diamètre 12 mm tordu pour entourer la hotte

Sur le devant de la hotte, nous avons rajouter un morceau de treillis métallique sur toute la surface avant. Nous avons souder ce treillis métallique aux 4 ronds à béton sur la face avant de la hotte.

Coffrage autour de la hotte avant bétonnage

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ferraillage et planche avant du coffrage maintenue par 2 étais

Pour le coffrage, à l’avant, nous avons placé une grande planche de la même largeur que le linteau et d’une hauteur permettant à la planche d’être au dessus de la base de la poutre. En effet, le béton doit monter plus haut que la base de la poutre pour la soutenir. Cette planche était maintenu par des étais horizontaux s’appuyant sur le mur en face. La planche était maintenu entre 2 étais et le linteau en béton (voir photo ci-dessus).

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Bétonnage de la hotte après la coulée du béton

Pour la gauche et la droite du coffrage de la hotte, nous avons placé des planches de dimension adéquate qui s’appuyaient chacune sur le linteau en béton déjà réalisé. Ces planches ont aussi été clouées et vissée à la planche avant du coffrage. Celle de droite a été maintenue par un étais appuyé sur les marches de l’escalier (voir photos ci-dessus et ci-dessous). La planche de gauche a été maintenue avec une planche appuyée sur le mur de la maison (voir photo ci-dessus et ci-dessous). Nous avons aussi placé un grand serre-joint permettant de maintenir les deux planches contre le linteau en béton existant.

Enfin, nous avons plaqué deux planches contre le mur et maintenu par des chevillettes de maçon piquées dans le mur. De part et d’autre de la hottes, ces planches avaient pour objectif de maintenir le béton dans trous de 20 cm de profondeurs réalisés dans le mur

Coulée du béton dans le coffrage autour de la hotte

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Bétonnage de la hotte après la coulée du béton

Nous avons ajouté 2 étais horizontaux contre la grande planche avant du coffrage en partie haute avant la coulée pour garantir le maintien de la planche.

La question de par où nous allions faire passer le béton nous est posée dès le départ car le coffrage est sous la poutre. Donc celle-ci empêche la passage du béton. Mais nous avions prévu un premier passage en haut de la planche de gauche entre la grosse poutre et le mur (la grosse poutre n’est pas collée au mur). Un deuxième point d’entrée du béton était au coin droite en haut à l’avant du coffrage. La planche avant du coffrage était espacé de 5 cm environ de la poutre à cet endroit du fait de l’irrégularité de la poutre. Alors qu’il n’y avait pas d’espace entre la planche et la poutre au centre de la planche avant du coffrage.

 

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Bétonnage de la hotte après la coulée du béton vu de droite

Nous avons donc fait couler la béton assez liquide par ces deux endroits majoritairement à la main avec gants car l’utilisation d’un outil tel qu’une truelle ne permettait pas de déverser efficacement le béton. Régulièrement nous frappions sur le coffrage pour s’assurer que le béton se répartisse dans tous les recoins du coffrage. Avec plusieurs tiges métalliques de diverses longueurs, nous avons brassé le béton en faisant des va-et-vient surtout par l’espace d’entrée à l’avant à droite.

La phase de coulée de béton dans cette situation est éprouvante.

Au cours de la coulée du béton, nous avons remarqué une difficulté pour le béton à arriver jusqu’à certaines parties du coffrage. Pour cette raison, nous avons créé un nouveau point d’entrée de béton en haut à gauche de la planche avant en découpant à la scie sauteuse une partie de cette planche sur 1 à 2 cm. Nous avons poursuivi la coulée du béton par cette entrée tout en continuant à frapper sur le coffrage avec des mouvements de va-et-vient avec tiges métalliques.

Nous avons pris soin à ce que le coffrage soit rempli entièrement. Si ce n’était pas le cas, nous continuons à ajouter du béton.

 

Décoffrage de la hotte et résultat

 

L’année suivante, nous avons défait le coffrage. Les planches de coffrage latérales furent difficiles à retirée car une tranche de chaque planche était prise dans le béton côté mur et l’autre tranche supérieure était épousait la forme de la poutre. Il a fallu s’y prendre à plusieurs fois pour retirer ces planches.

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hotte de cheminée bétonnée après décoffrage vue de droite

On remarque que le béton a bien été vibré et ne présente aucune lacune. Ce béton est très bien réussi.

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hotte de cheminée bétonnée après décoffrage vue de face

On observe bien la limite séparatrice entre le linteau fait auparavant et le bétonnage de la hotte de la cheminée dont le béton est plus sombre. Ce béton devait avoir été fabriqué avec un plus fort dosage en ciment.

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hotte de cheminée bétonnée après décoffrage vue proche de face

Cette hotte bétonnée pourra par la suite être carrelée ou décorée d’une manière ou d’une autre.

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Création d’un pilier béton pour soutenir poutre en bois

L’escalier construit, nous avons remarqué qu’une poutre du plafond était gênante pour le passage car on se cogne la tête si on est trop grand.  Nous avons donc décidé de la couper au niveau du passage. Cela implique la mise en place d’un pilier pour soutenir la partie de la poutre qui n’aura plus d’appui.

Cette poutre permettra par ailleurs de renforcer l’escalier et d’y fixer une rambarde plus facilement.

Fondation et ferraillage

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Vu de la partie basse du pilier ferraillé avec un début de coffrage

Nous avons décider de faire un pilier de section carré 15,5 cm par 15,5 cm qui correspondait à la largeur de la poutre.

Un fil à plomb nous a déjà  été utile pour repérer sur la poutre et le sol la zone d’arrivée du pilier en béton.

Nous avons creuser au sol comme fondation du pilier un trou de 30 cm de profondeur et d’environ 25 cm par 25 cm pour la largeur et la longueur.

Pour le ferraillage, des ronds à béton de diamètre 14 mm et 10 mm seront utilisés.

Deux ronds à béton de diamètre 14 mm et de 3 mètres de longueur environ furent rentrés d’environ 10 cm dans la poutre en bois après que celle-ci fut perforée de 2 trous par le dessous. Cela avait pour but d’assurer un maintien supplémentaire de la poutre  car le béton pourra difficilement être au contact de la poutre (manque de place pour la coulée du béton, à rectifier après le décoffrage).

Quatre ronds à béton de 10 mm de diamètre en de 3,10 m furent ensuite placés aux 4 coins du pilier. Les deux ronds les plus intérieurs durent être pliés afin de contourner l’escalier. En effet, la particularité du pilier est qu’il doit « chevaucher » de 10 cm dans l’escalier (voir photo)

L’ensemble des ronds à bétons furent alors soudés les un avec les autres avec ajout de morceaux de rond à béton pour lier les ronds aux quatre coins du piliers. Il fallait faire attention à ce que les ronds à béton ne dépassent pas les dimensions du pilier.

 

Coffrage du pilier avant coulée du béton

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Vu de haut du pilier ferraillé : 2 ronds à bétons sont entrés dans la poutre sur 10 cm

Le coffrage fut réalisé avec des planches de bois en pin destinées au coffrage ou du contreplaqué issus de meubles usagés récupérés (épaisseur de 2,5 cm). Il fallut découper le bois afin que le bois épouse correctement l’escalier (chevauchement de 10 cm de l’escalier). Nous avons utilisé une scie circulaire pour cela.

Nous avons commencé par réaliser les montants à gauche et à droite en s’assurant de l’horizontalité. Puis nous avons recouvert à l’avant et à l’arrière en cloutant pour assurer le maintien (les clous ne suffisent pas pour le maintien du coffrage lors de la coulée à cause de la force du béton). Il faudra utiliser des serres joints pour maintenir le coffrage.

La planche du coffrage en haut à l’arrière ne fut pas fixée tout de suite. Cela facilitera la coulée du béton à la base du pilier. Après cette coulée, la planche sera fixée et on pourra coulée le béton jusqu’en haut du pilier. Cette planche ne montait pas jusqu’en haut du pilier afin de laisser une ouverture pour la coulée du béton. Nous avons aussi prévu un morceau de planche pour boucher cette ouverture à la fin de la coulée du béton pour que le béton aille jusqu’en haut du pilier au contact de la poutre.

Nous avons ajouté une planche contre la paillasse de la partie basse de l’escalier (cf photo ci-dessous). C’était important pour contenir le béton qui s’écoulera dans cette partie et en même temps combler cette partie de la paillasse n’ayant pas reçu de béton lors du renforcement de la paillasse.

Coulée du béton dans le coffrage du pilier

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Le pilier en béton après la coulée de béton avec serre-joint et étais horizontaux

Une première partie du béton fut introduit dans le trou de la base directement par le bas.

Après, nous avons coulé le béton  sous le niveau de la marche de l’escalier où le pilier chevauche l’escalier. En effet, seule une ouverture de 5 cm sur 15,5 cm permettait d’écouler le béton dans la partie basse. De plus, les rond à béton passant dans cette ouverture ne rendaient pas l’introduction aisée.  Le béton était introduit à la truelle et à la main (gantée bien sûr).

Nous avons pris garde à ce que le coffrage reste bien de niveau et verticale. Il fallut rajouter des étais horizontaux appuyés contre un mur et des serre-joints avec chevrons pour que le coffrage reste de niveau et que la force du béton ne sépare pas les planches du coffrage.

Très régulièrement nous avons tapé sur le coffrage pour que le béton s’y répartisse bien (essentiel).

Sur les deux photos au dessus et en dessous, on observe un étais vertical qui maintient une planche contre la paillasse de l’escalier avec du béton frais dessus. Ce travail n’est pas lié au pilier en béton juste construit mais il correspond au renforcement de la paillasse de l’escalier.

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Partie haute du pilier soutenant la poutre après la coulée du béton

Après avoir refermé avec la planche la partie haute du coffrage, nous y avons coulé le béton par la petite ouverture laissée en haut à l’arrière (nous refermerons cette petite ouverture à la fin avec un morceau de bois déjà préparé).

Nous avons frappé régulièrement et longuement le coffrage avec un marteau afin d’être sur que le béton s’écoule dans tous les coins du coffrage. Cette démarche s’appelle vibrer le béton. Nous ne pouvions pas introduire de tige afin d’améliorer la vibration du béton car il n’y avait pas de place pour introduire la tige.

Là aussi, pour maintenir le coffrage, nous avons ajouté des serre-joints avec des chevrons (la force du béton repousse les planches les unes des autres).

Nous avons rebouché la petite ouverture du haut par le morceau de bois (avec des clous) en enfonçant au maximum de béton à l’intérieur afin que le béton atteigne la poutre pour pouvoir la soutenir (opération délicate).

Décoffrage du pilier et résultat

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Vu de l’avant du pilier de soutien de la poutre

Nous avons enlevé le coffrage du pilier de soutien de la poutre l’année suivante (2020). Comme à l’habitude, retirer un coffrage peut s’avérer difficile car certaines planches en bois peuvent être bloquées par le béton coulé à l’intérieur du coffrage. Mais après des efforts et un certain temps à l’aide notamment d’un pied de biche, nous sommes arrivé à retirer le coffrage. Le résultat est assez satisfaisant.

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vu depuis l’escalier du point de contact du pilier avec la poutre

On remarque que le pilier en béton ne supporte pas directement la poutre en bois. Il y a un petit écart entre le béton et le bois (voir image ci-dessus). Nous n’avons pas réussi à mettre du béton jusqu’au sommet du pilier lors de la coulée. Néanmoins , comme préciser plus haut, deux ronds à béton de 14 mm de diamètre ont été enfoncés dans la poutre et pris dans le pilier en béton, ce qui permet de soutenir la poutre en bois indépendamment du béton. Il sera possible de combler le petit écart entre la poutre et le pilier à l’aide d’un enduit.

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vu du pilier depuis le milieu de l’escalier

Il faut maintenant découper la partie de la poutre qui gêne le passage dans l’escalier puisque la poutre peut s’appuyer sur le pilier en béton comme indiquer sur la figure ci-dessous.

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Découpe de la poutre après le mise en place du pilier de soutien en béton

Joindre la poutre à la voisine avec une partie de poutre perpendiculaire

Une petite section de poutre sera également placée perpendiculairement entre la poutre soutenue et celle à côté comme indiquée sur la figure ci-dessous.

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Mise en place d’une partie de poutre entre la poutre soutenue par le pilier et la poutre voisine.

Pour cela, nous avons découpé un morceau de poutre exactement à la longueur (environ 30 cm) séparant les deux poutres. Nous avons ensuite inséré ce morceau entre la poutre et la poutre voisine perpendiculairement avec des à-coups de marteau.

Même si ce morceau de poutre tenait parfaitement de cette manière par pression entre les deux autres poutres, nous avons ajouté de part et d’autre des ronds à béton.

Pour cela, nous avons percé par l’extérieur chaque côté un trou de diamètre 10 mm et de profondeur 22 cm (15 cm environ pour la poutre longitudinale et 7 cm pour la poutre perpendiculaire).

Dans ces trous, nous avons inséré avec de légers coups de marteau, des ronds à béton de diamètre 10 mm comme le montre la figure ci-dessous.

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Vu de haut du morceau de poutre inséré perpendiculairement à deux poutres du plafond après la découpe de l’une d’elle

Cette partie de poutre permettra de soutenir le plafond car nous allons retirer la partie de plafond que soutenait la poutre découpée pour cause de gêne au passage dans l’escalier.

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Mise en place de volets pliants persiennes métalliques

L’une des fenêtres de la maison ne comportant pas de volet, nous avons décidé d’y placer des volets métalliques pour remédier à ce manque.

Mesure et commande  des volets

Nous avons choisi de commander les volets pliants que nous allions poser chez le fabricant Lapeyre à Angers. La pose sera assurée par nos soins. Ainsi, le conseiller nous demanda de prendre les mesures du cadre de la fenêtre avant de venir passer commande au magasin.

Nous avons pris avec beaucoup de précaution et de précision les mesures du tour de la fenêtre où seraient posés les volets. Le cadre n’était pas parfaitement rectangulaire. Nous avons décidé de prendre la mesure de la largeur du cadre à plusieurs hauteurs et de noter chacune de ces mesures. Il en fut de même pour les mesures de la hauteur du cadre à plusieurs endroits sur la largeur. Nous présenterons alors au conseiller lors de la commande ces mesures afin qu’il se rende compte et puisse nous indiquer la juste dimension à choisir. Dans notre cas, la largeur et la longueur du volet pliant étaient la moyenne des valeurs de largeur et de longueur mesurées précisément.

Par soucis de qualité, nous avons choisi des volets en métal. Nous avons choisi de ne pas les choisir peints car nous effectuerons la peinture par nous-même dans le futur et sans fente pour assurer une protection contre la luminosité à l’intérieur une fois le volet fermé.

Photo ci-dessus : une partie du volet composée de 2 vantaux positionnée dans la longueur du cadre de la fenêtre.

Les 2 parties des volets commandés étaient composés chacune de 2 vantaux. Il était fourni deux barres métalliques en « L » à fixer en haut et en bas dans la largeur des deux parties composées chacune de 2 battants plaquées sur les montants du cadre de la fenêtre.

L’une des deux parties du volet était composée d’une espagnolette assurant la fermeture. Les barres métalliques du bas et du haut avait une buté chacune ajustable dans la largeur sur laquelle l’espagnolette se refermait.

Nous avons eu une première surprise en réceptionnant les volets car l’un des montants était voilé. Il fallu que Lapeyre commande à nouveau cette partie avant que nous puissions commencer la pose des volets dans le cadre de la fenêtre.

Première tentative de fixation des volets persiennes

Sur le conseil d’un conseiller Lapeyre qui s’avérera peu pertinent, nous avons tenté de fixer les deux parties des volets sur les montants du cadre à l’aide de grosse vis après avoir percé sur 3 niveaux dans chaque montant et positionné des chevilles plastiques.

Néanmoins cette technique ne permit pas de fixer solidement les volets au montants du cadre. Il y avait un jeu entre les vis et le mur et entre les vis et la partie fixée du volet. Peut-être était-ce du à la nature du mur très ancien qui ne permit pas la percée de trous nets à la perforatrice électrique? Mais, un volet est un élément essentiel qui demande aussi une autre fixation que des vis et du plastique car il est régulièrement en mouvement mais aussi car il assure une protection.

Deuxième tentative de fixation au mortier de ciment

Nous avons donc décidé de revoir la fixation des deux parties des volets.

Puisque des fixations étaient déjà positionnées à trois niveaux sur chacune des deux parties sur 3 niveaux matérialisées par des trous, nous avons décidé de fixer les volets à l’aide de tiges filetées scellées dans le mur.

Nous avons choisi des tiges filetées de 10 mm de diamètre découpées en morceaux de 15 cm de longueur environ. À une extrémité de chacun des morceaux, nous avons soudé 2 ou 3 morceaux de ronds à béton métalliques perpendiculairement à la tige filetée. Ces morceaux de rond à béton auront pour objectif de maintenir la tige filetée dans le mur une fois celle-ci recouvert de mortier de ciment. En effet, si on place la tige filetée seule dans un trou réalisé dans le montant du cadre de la fenêtre et qu’on la recouvre de mortier, il y a peu de chance que celle-ci reste scellée et sera facilement retirée en glissant contre le ciment.

Nous avons pris la précaution de lisser à l’aide d’une meuleuse électrique l’extrémité des tiges filetées par laquelle les boulons seront mis avant de les sceller dans le mur car ces extrémités avaient été endommagées par la découpe de la tige filetée (vendue en morceaux de 1 m de longueur).

photo ci-dessus : trous dans le montant du cadre de la fenêtre aux endroits où seront scellés les morceaux de tiges filetées de longueur 15 cm.

Nous avons ensuite marqué sur les montants de la fenêtre les 3 endroits où seraient placées les tiges filetées en plaquant le volet contre le montant. À l’aide d’un marteau perforateur électrique, nous avons percé autour des 3 endroits marqués des trous rectangulaires à une profondeur comprise entre 5 cm et 10 cm.

Par la suite nous avons entièrement monté le volet contre les deux montants du cadre de la fenêtre comme il serait une fois scellé (y compris les deux barres métalliques en « L » horizontales avec les butés. Nous avons également placé les morceaux de tiges filetées dans les trous percées dans le mur et dans les trous prévus à cet effet dans le volet. L’ensemble du être réajusté plusieurs fois mais semblait déjà tenir pour la mise en place du mortier de ciment (des cales ou autres outils de fixation ne furent pas nécessaires).

On ferma des volets pour mettre en place le mortier car il fallait s’assurer que la fermeture était garantie mais aussi car les volets fermés donnaient plus de place pour travailler. Les trous furent bouchés sur chaque montant en s’assurant que tout l’espace soit rempli.

Quelques jours plus tard, on plaça des écrous après des rondelles sur chaque tige filetée en boulonnant jusqu’au volet sans serrer trop fortement (le volet tenait déjà bien même sans écrou). À l’aide d’une meuleuse, on découpa le surplus de tige fileté à 1 cm au dessus des écrous.

L’ouverture du volet posait problème car le linteau de la fenêtre fait en bois buttait sur le volet. Il fallu raboter ce linteau pour que le volet s’ouvre normalement.

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Désherbage du lierre avec une bâche noire opaque

Le terrain que nous proposons à la location d’une surface de 203 m2 (pour plus d’information cliquez ici) est actuellement tapissé de lierre sur toute sa surface. Cette plante est le cauchemar de toute personne qui possède un jardin car toute partie de cette plante possède des racines. Ainsi, il suffit d’en laisser un morceau et il repousse. D’autre part, le lierre est résistant au traitement chimique en grande partie car il absorbe très peu d’eau par l’intermédiaire de ses feuilles (feuilles grasses vernissées) ou de ses tiges mais à partir de ses racines. Ainsi, une solution pour s’en débarrasser est d’utiliser le désherbage manuel qui est extrêmement éprouvant car le lierre s’accroche à tout ce qu’il croise.

Photo ci-dessus : le terrain recouvert et tapissé de lierre

La technique que nous utilisons ici fonctionne sur le principe que le lierre comme toute plante ne peut pas vivre sans lumière. Même si une seule partie de la plante est recouverte par une bâche, cette partie ne mourra pas forcément mais sera totalement privée de feuille et la zone sera débarrassée des autres plantes. Par la suite, on pourra plus facilement couper les branches, lianes et tiges. Cette technique a aussi l’atout d’être écologique.

Préparation du terrain

Avant de recouvrir le terrain d’une bâche, nous avons commencé par couper les tiges de petits arbustes, chardons, ronces et autres plantes qui pouvaient empêcher la mise en place de la bâche à plat sur le terrain. Nous avons bien sûr laissé les plants de groseillier et les arbres fruitiers déjà présents sur le terrain.

photo ci-dessus : terrain tapissée de lierre préparé pour le déploiement de la bâche noir opaque

Il fallait faire attention aux tiges restantes qui pouvaient transpercer la bâche une fois celle-ci posée

Mise en place de la bâche noire opaque

Nous avons utilisé une bâche noir agricole de grande dimension qui avait déjà servi (elle présentait déjà des trous). Nous avons décidé de la mettre en double sur le terrain pour garantir le moins de lumière possible au lierre et à la végétation sous la bâche.

photo ci-dessus : début du déploiement de la bâche sur le lierre au sol

Malheureusement, la bâche que nous avions n’était pas assez grande pour couvrir toute la surface du terrain. Nous avons donc recouvert seulement une partie du terrain. Nous avons utilisé des pierres d’ardoise déposées sur la bâche pour assurer le maintien de la bâche au sol notamment contre le vent qui pouvait l’emporter. Les pierres furent disposées tous les 1,5 m les unes des autres aussi bien sur les bords que au centre de la bâche. Il fallait nécessairement marcher sur la bâche pour déposer les pierres. Dans ce cas, il fallait être attentif et précautionneux pour ne pas percer la bâche avec les tiges de plantes présentes sous la bâche.

photo ci-dessus : la bâche a été déployée sur le terrain mais ne le recouvre pas entièrement

La bâche utilisée n’était pas en un seul morceau. Aux endroits de jonction entre deux morceaux de la bâche, on recouvra un morceau par l’autre sur une largeur de 50 cm pour assurer que la lumière ne puisse pas pénétrer sous la bâche.

Nous attendrons une année avant de retirer cette bâche. Nous prévoyons alors de la placer sur une autre zone pas encore couverte pour renouveler le processus de désherbage.

Un an après : résultat du bâchage

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Lierre et végétation fanés après 1 an passé sous la bâche opaque

Après un an de bâchage sur le parterre de lierre, nous avons enlevé une partie de la bâche posée l’année précédente et nous avons constaté que  la végétation y était fanée.

Nous avons pu constater l’épaisseur de végétation au-dessus de la terre composée majoritairement de lierre fané en apparence. Néanmoins, nous ne nous faisions pas d’illusion car le lierre n’y était en réalité pas mort. En effet, les lianes de lierre parvenaient jusqu’à des zones extérieures à la bâche où elles pouvaient s’alimenter en sève car cette partie avait accès la lumière.

Dans cette situation, ce que nous aurions du faire est découper à l’aide d’une bêche les lianes à la limite de la zone fanée pour ne plus que cette zone soit alimentée en sève par les zones ayant accès à la lumière. Pour renforcer cette action, il aurait aussi été possible de badigeonner par la suite au niveau de la découpe avec du roundup pur à l’aide d’un pinceau. Cela aurait permis au produit d’entrer directement dans la plante (ce qui est impossible par simple pulvérisation dans le cas du lierre). Mais nous n’avons ni fait cette découpe, ni badigeonner de roundup cette fois là.

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Terrain tapissé de lierre avec zone fanée grâce à la bâche

Extension du bâchage sur d’autres parties du terrain

Nous avons décidé de poursuivre le désherbage à l’aide de la bâche. Pour cela nous avons gardé les zones existantes déjà bâchées et avons rajouté plusieurs bâches dans les zones qui n’étaient pas encore bâchées.

Comme précédemment, nous avons déjà coupé au sécateur les tiges des petits arbustes, ronces et chardons présents sur le terrain afin de permettre l’étalage de la bâche. Ces tiges étaient laissées sur la zone de découpe car nous ne voulions pas faire un tas de déchets végétaux. Cela a aussi permis de couvrir le terrain en produisant la même action que la bâche pour les zones du terrain ne bénéficiant pas encore de couverture avec une bâche. Par exemple, nous avons coupé plusieurs pieds de ronces en limite de terrain et avons réparti les tiges sur le terrain. Afin d’éliminer ces pieds de ronces, nous avons badigeonné les zones de découpe à l’aide de roundup non dilué et pur en espérant qu’il ne repousseront pas.

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Mise en place de nouvelles bâches sur d’autres zones du terrain

Nous avons ensuite étalé les nouvelles bâches en double épaisseur sur les zones de terrain qui n’étaient pas encore bâchées en optimisant au maximum la zone couverte.

Des pierres ont ensuite été réparties sur toute la surface du bâchage pour le maintenir solidement contre le sol même en cas de coup de vent.

 

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Nouvelle bâche déposées sur le terrain maintenue par des pierres

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Création d’une dalle de béton dans une petite cour pour assainissement

Une petite cour positionnée entre la maison et une petite dépendance était sujette à problème d’humidité pour l’ensemble de la propriété. En effet, l’eau de pluie issue du toit  était emmenée jusqu’au fond de la cour et ne s’écoulait qu’à travers le mur de la maison. L’eau pénétrait dans la maison et humidifiait celle-ci. Il ne fallait pas laisser ce problème. Il s’agissait de la première chose à résoudre avant d’envisager des rénovations à l’intérieur de la maison. Sinon ces rénovations seraient dégradées par les infiltrations d’eau.

Inversion de la pente dans la cour

La première étape était  d’inverser la pente de la cour afin que l’eau de pluie aille en direction de l’entrer de la cour plutôt qu’au fond de la cour où l’eau stagnait contre le mur.

Photo-ci-dessus : vue de l’entrée de la cour dégagée de la végétation et des gravas

Nous avons dégagé la petite cour des gravas encombrant, de la végétation qui y poussait. Nous avons aussi creusé et évacué une partie du sol notamment du côté où le bas de la pente devait être.

Nous avons commencé par déposer des granulats issus de recyclage de béton acheté dans une entreprise proche de taille 0/31,5 (de 0 mm à 31,5 mm).  Ces granulats furent utilisés pour inverser la pente de la cour et créer une surface propice à l’accueil du béton.

Malheureusement, nous avons commencé par mal nous y prendre car nous avons réalisé une pente trop importante en déposant en même temps plus de gravas que nécessaire réellement.

Photo-ci-dessus : vue du fond de la cour. Le fil assure le niveau du futur béton réajusté par la suite à cause d’une erreur

Pour que l’eau s’écoule, il faut au minimum une pente de 1%,  c’est à dire que pour une avancée de 100 m il faut descendre au moins de 1 m. Nous avions fait une pente bien plus importante avec les granulats de recyclage. Il fallut en évacuer une partie et revoir la pente. La longueur de la cour était approximativement de 9,5 mètre. Il fallait donc environ que la descente soit de 10 cm (1% de 1000 cm) sur toute la longueur. Grâce au fil tiré le long de la cour, on put ajuster à nouveau le niveau du futur béton et positionner les granulats 0/31,5 de manière à ce que l’épaisseur du béton soit de 10 cm à 15 cm.

Nous avons tracé une ligne sur chacun des murs qui encadrait la cour. Cette ligne désignait le niveau du béton une fois la dalle réalisée. Un fil fut tiré dans la longueur de la cour au centre et représentait ce niveau également.

À l’aide d’une masse on a tassé le granulat déposé en frappant le sol recouvert de granulat et en s’aidant de la gravité sur toute la surface.

Coffrage, mise en place de treillis métallique et polyane

La majorité du coffrage était assuré par la les murs bordant la cour. Néanmoins, à plusieurs endroits des portes étaient positionnées (3 portes). À chaque fois, il fallut placer des planches en bois à la base de ces portes pour assurer le maintien du béton. La porte en bois du débarras du être dégondée. On ne la remettra que l’année suivante après l’avoir découpé en bas afin qu’elle puisse fonctionner avec la nouvelle hauteur de béton.

Photo ci-dessus : Polyane et treillis positionnés sur la couche de granulats (tube PVC positionné temporairement pour évacuation d’eau)

On positionna du polyane (plastique en feuille) sur la couche de granulat. afin d’assurer une étanchéité entre le sous-sol et le sol de béton.

Du treillis métallique fut positionné sur toute la surface. Les différents morceaux de treillis métallique furent attachés à l’aide de fils de fer.

Coulée de la dalle de béton

Grâce à des mesures réalisées sur le plan cadastral sur internet (https://www.cadastre.gouv.fr), nous avons déterminé que la surface de la cour est de 23,5 m2.  Si nous faisions une dalle d’une épaisseur de 15 cm en moyenne, il fallait donc utiliser un volume de béton égal à 0,15 m x 23,5 m2 = 3,5 m3.

Photo ci-dessus : Dalle de béton dans la courette le lendemain de la coulée de la dalle.

Nous avons donc commandé cette quantité de béton livrée par un camion toupie à la société BMS (Bâtiment Matériaux Segréen) localisée à Segré.

Le béton fut déposé à l’entrée de la cour et emmené avec une brouette jusqu’au fond de la cours où la dalle fut débutée. À l’aide d’une grande règle droite métallique, la dalle fut nivelée en commençant par le fond puis en allant vers l’entrée de la cour. Les traits de niveau dessinés sur les murs de la cour furent utiles pour garantir que la pente était bien comme nous l’avions prévu.

Si parfois du béton manquait sur la dalle, on réajustait en déposant une certaine quantité à l’aide d’une truelle pour combler. On poursuivait alors le nivelage de la dalle.

Malgré la période estivale, nous avions peur de subir une précipitation. Heureusement, la pluie ne fut que minime.

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Transformation de la cheminée en hotte pour la cuisine

La partie de la maison que nous rénovons comporte une cheminée. Par soucis d’espace et pour des raisons pratiques, nous avons décidé de transformer cette cheminée en hotte à l’endroit où la cuisine sera. C’est à dire que nous allons conserver la partie supérieure de la cheminée (partie supérieure de la hotte) et retirer la partie basse constituée du bas de la hotte, du jambage (partie à droite et à gauche qui encadre le foyer et soutien la hotte) et le linteau (partie entre le jambage et la hotte).

Une hotte de cuisine doit être au maximum à 75 cm du plan de travail et au minimum à 180 cm du sol. Nous avons tenu compte de ces informations pour réaliser un linteau en béton armé de rond à béton de 10 mm et 12 mm de diamètre.

Photo ci-dessus : Linteau de soutien de la hotte une fois la coulée du béton réalisé et avant la destruction de la partie basse.

Avant de débuter ces travaux, nous nous sommes posés la question de savoir sur quoi reposait le conduit de la cheminée qui monte dans le grenier et au dessus du toit sur plusieurs mètres. Ce conduit repose très rarement sur la cheminée elle-même (hotte et jambage). La plupart du temps, le conduit de la cheminée repose sur et est supporté par un mur porteur (auquel le conduit est attaché) et le plafond de la pièce où se trouve la cheminée grâce à un chevêtre.

Dans notre cas, le conduit est appuyé contre un mur porteur jusqu’au toit et s’appuie  sur une grosse poutre décalée par rapport au mur porteur (le conduit passe au niveau du plafond entre le mur porteur et la poutre). On pouvait aussi clairement voir que le conduit ne s’appuyait pas sur le bas de la cheminée étant donné la finesse de la construction de la hotte et des jambage en brique.

Néanmoins, par soucis de sécurité, nous avons pris la décision de réaliser un linteau très solide.

Ancrage des extrémités du linteau dans  le mur

La première étape fut de creuser dans le mur sur une distance de 20 cm à 30 cm de profondeur afin d’y ancrer les deux extrémités du linteau. Ce linteau aura une section de 20 cm sur 20 cm. Au niveau du mur des soutiens de 20 cm de hauteur supplémentaires permettront un meilleur soutien.

Nous avons déjà commencé par réaliser le coffrage en contreplaqué de ces deux extrémités après avoir dégagé quelques briques aux deux extrémités et percer dans le mur. Le coffrage fut maintenu par le bas de la cheminée elle-même.

Une fois le coffrage au niveau (horizontal), nous avons positionné plusieurs ronds à béton de diamètre 10 mm à 12 mm spécialement courbés à la force des bras pour parcourir chaque moitié de linteau. Un rond à béton partait du trou percé dans le mur à l’une des extrémité du linteau, allait jusqu’au coin du linteau et dépassait la moitié de la partie longitudinale du linteau pour pourvoir être attaché à un autre rond placé à l’autre extrémité.

Il fallait aussi s’assurer que les deux extrémités du linteau étaient exactement à la même hauteur afin que la partie du linteau qui rejoindra les deux extrémités par la suite soit bien horizontale.

On coffra aussi à chaque extrémité du linteau à l’aide de planches plaquées contre le mur et appuyer sur le coffrage du linteau. En effet, les deux trous creusés dans le mur pour ancrer le linteau devaient ne pas laisser passer le béton lors de la coulée. Ces planches furent fixées au mur à l’aide de chevillettes.

Par la suite, la coulée du béton fut réalisée aux deux extrémités en prenant garde de bien vibrer par à-coups de marteau et en remuant par va-et-vient le béton à l’aide d’une barre en métal. Il fallait aussi s’assurer que le coffrage restait bien au niveau et éventuellement faire des ajustements si cela n’était pas le cas.

À ce moment là, le coffrage de la partie longitudinale du linteau n’était pas réalisé et les briques à cet endroit n’étaient pas retirées afin d’assurer le maintien de la hotte lors de la réalisation des deux extrémités du linteau.

Partie avant du linteau

Quelques jours après la réalisation des extrémités ancrées dans le mur, nous avons coffré la partie avant du linteau à l’aide de planches de contreplaqué fixées au coffrage des extrémités du linteau grâce à des morceaux de bois et de vis.

Au préalable, nous avions retiré les briques de l’avant de la hotte au niveau où le linteau était réalisé. Or certaines briques de la partie supérieure commencèrent à se décoller.  Afin de les soutenir, nous avons placé des cales en rond à béton verticalement qui s’appuiaient contre le coffrage par le bas et contre la brique par le haut.

En parallèle, des ronds à béton de diamètre 10 mm ou 12 mm et de longueur égale à la partie avant du linteau furent fixés dans le coffrage aux ronds à béton déjà apposés à l’aide de fils de fer.

Les ronds à béton des extrémités déjà fixés étaient un peu décalés par rapport au coffrage de la partie avant du linteau. Nous avons eu une certaine difficulté à les maintenir à l’intérieur.

Le coffrage fut soutenu par des étais appuyés contre le sol et aussi par un chevron oblique appuyé contre un mur transversal afin de garantir l’horizontalité du coffrage.

La coulée du béton dans le coffrage fut réalisée en prenant garde de vibrer à intervalle régulier le coffrage avec un marteau ainsi que de remuer par va-et-vient le béton avec une barre métallique.

Photo ci-dessus : Linteau de soutien du haut de la hotte après la coulée du béton

Couler le béton dans le coffrage à l’intérieur du conduit de la cheminée fut particulièrement difficile car il fallait se faufiler à l’intérieur de la hotte pour y déposer le béton. Certaine partie seront coulée une fois la partie basse de la cheminée déconstruite.

Destruction du jambage et du bas de de la hotte

Un an plus tard (2018), nous avons procéder à la déconstruction de la partie basse de la cheminée. Les briques furent retirées et conservées pour une utilisation future et le reste des gravas furent évacué.

On profita de l’occasion pour couler le béton impossible à couler auparavant dans le coffrage. Ainsi le coffrage ne pu être retiré immédiatement. Néanmoins, on retira les étais de soutien car à ce moment là, le linteau bétonné assurait la tenu du coffrage.

Photo ci-dessus : Cheminée avec la partie basse déposée et le linteau de soutien non décoffré

Décoffrage de du linteau de soutien

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linteau de soutien de la hotte après décoffrage vu de gauche

L’année suivante (2019), nous avons retiré le coffrage entièrement. L’ensemble est très solide. Nous nous sommes pendu au linteau pour évaluer sa solidité (cela a tenu, heureusement… ).

 

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linteau bétonné après décoffrage total vu de droite

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linteau bétonné après décoffrage (on remarque l’emplacement du jambage de la cheminée)

On observe que le linteau n’est pas parfaitement droit. Notamment, les deux extrémité du linteau à droite et à gauche n’ont pas l’air parallèle.  On a l’impression que les corbeaux (éléments de soutien à droite et à gauche) ne sont pas au même niveau horizontalement.

 

Par la suite, nous avons bétonné la hotte (cliquez pour lire).

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Percer un mur en pierre pour faire une porte

Afin de relier la pièce qui fera office de salle de bain et le reste du logement, nous avons percé un mur en pierre d’ardoise pour faire une porte entre les deux pièces.

Perçage du mur en pierres d’ardoise

La percée du mur a été rendu possible à l’aide d’un marteau perforateur électrique. Les pierres d’ardoise furent conservées et stockées pour une utilisation future. Les autres gravas (enduit, petites pierres…) furent évacués et déposés chez un agriculteur voisin qui les utilise pour remblaiement.

Comme pour le perçage précédent (voir cet article), il fallait ouvrir le mur sur une largeur de 90 cm environ et sur une hauteur de 240 cm environ. La hauteur finale de l’ouverture fera 208 cm mais il fallait dégager sur une hauteur de 20 cm supplémentaire pour le linteau et 10 cm de plus pour le déversement du béton dans le coffrage du linteau.

photo ci-dessus : percée du mur entre une pièce de la maison et la future pièce de la salle de bain (au fond)

Au départ, la largeur de 90 cm n’était pas forcément respectée car la priorité était de créer un linteau. Au niveau du linteau, c’est à dire à 208 cm du sol, la largeur de percée fut bien sûr supérieure à 90 cm car le linteau devait reposer sur le mur. À ce niveau, nous avons élargi de 30 cm de chaque côté des montants futurs de la porte soit une longueur totale de linteau de 150 cm. Néanmoins, sur un des côtés (gauche sur les photos), cette largeur supplémentaire ne fut pas respectée car le mur se terminait sur un autre mur transverse. Nous aurions pu percer aussi dans cet autre mur pour obtenir la longueur de linteau voulue mais nous ne l’avons pas fait.

Nous avons aussi pris garde au caractère porteur du mur ou non. Dans notre cas, le mur portait directement des chevrons du toit. Il ne soutenait donc pas une grosse masse et celle-ci se répartissait sur tout le mur. Lors de la percée, il fallait rester attentif sans être trop inquiet du à l’épaisseur du mur et aux pierres d’ardoise qui le constituaient.

Coffrage du linteau

Pour que l’ouverture de la porte dans le mur soit robuste, nous avons choisi d’intégrer le haut des montants de l’ouverture de la porte dans le coffrage. Ainsi, lors de la coulée du béton, le haut des montants seront unifiés au linteau. On assurera ainsi le maintien du mur au dessus de la porte mais aussi sur les bords.

Le coffrage fut donc constitué d’une planche de soutien du linteau longue de 90 cm et d’une largeur supérieure à celle du mur. Deux planches furent fixées perpendiculairement aux extrémités de cette planche de soutien à l’aide de bouts de chevron. Ces deux planches assureront le coffrage des montants.

Une fois cette partie de coffrage en « U » réalisée, elle fut placée dans l’encadrement creusé dans la porte et maintenu à l’aide d’étais.

Des ronds à béton (environ 4) de 10 mm ou 12 mm de diamètre et de 150 cm de longueur furent placés dans le haut des montants et dans le linteau en un seul morceau après avoir été tordus pour former un « U » également.

Par la suite, deux planches assez épaisses (bastaings) de 20 cm de largeur (épaisseur du linteau) et de 2 mètres de longueur environ furent placées dans chaque pièce pour coffrer les bords du linteau. Elles furent maintenues à la planche de soutien à l’aide de vis et au mur à l’aide de chevillettes.

Photo ci-dessus : coffrage du linteau et du haut des montants de la porte

Enfin, des planches de contre-plaqué destinées à coffrer le haut des montants de la porte furent placées le long des murs (2 dans chaque pièce) et maintenues aux murs à l’aide de chevillettes et fixées aux coffrages du haut des montants déjà placés à l’aide de vis.

Il fallut s’assurer que la planche de soutien du linteau était bien horizontale et que le coffrage des montants était bien vertical et placé de manière à ce que l’ouverture de la porte ait bien une largeur de 90 cm.

Photo ci-dessus : coffrage du linteau et du haut des montants de la porte

Coulée du béton du linteau

Une fois le coffrage du linteau réalisé et  solidement ancré, nous avons coulé le béton à l’intérieur du linteau progressivement par l’espace spécialement dégagé au dessus du coffrage en le poussant à l’aide d’une truelle et transporté à l’aide d’une taloche.

Nous avons pris garde à ce que les ronds à béton métalliques déjà placés soient bien recouverts de béton par le dessous en les soulevant une fois une quantité signifiante de béton ajouté. D’autres ronds à béton droits de diamètre 10 mm ou 12 mm et de longueur égale à celle du linteau furent ajoutés au fur et à mesure de la coulé du béton à plusieurs niveau dans le linteau. Vibrer le coffrage en le frappant à l’aide d’un marteau lors de la coulée fut réalisé afin de garantir la compacité du béton, d’enlever les zones d’air et de faire pénétrer le béton dans tout le coffrage. À cette fin, une barre de métal fut aussi utilisée pour remuer le béton par va et vient.

Lors de la coulée du béton, il fallait s’assurer que le coffrage restait bien en place à l’aide d’un niveau et d’un mètre et éventuellement réajuster sa position.

Une fois la coulée réalisée et quelques jours plus tard, on boucha l’espace au dessus du linteau à l’aide de pierre d’ardoise et de mortier au ciment (mélange de ciment et de sable). Il fallut néanmoins laisser en place un serre-joint dans cette espace qui servait à maintenir les deux bastaings de coffrage du linteau. Il fut difficile par la suite de récupérer ce serre-joint qui était bloqué par les pierres d’ardoise et le mortier. Le bouchage de l’espace au dessus du linteau aurait aussi pu être réalisé à l’aide d’un mortier à la chaux (mélange de sable et de chaux) à la place du mortier au ciment (cela est même recommandé dans le cas de la nature du mur percé).

Décoffrage du linteau

L’année suivante (2018), on décoffra le linteau (retrait des planches). Cette opération demande parfois plus de temps que prévu car certaines planches sont parfois difficiles à désolidarisées.

Photo ci-dessus : linteau en béton de l’ouverture de la porte dans le mur après décoffrage

Ajustement des montants de la porte

Le haut des montants de la porte était déjà réalisé lors de la réalisation du linteau. Néanmoins, on remarqua qu’à  ce niveau la largeur de la porte n’était pas toujours de 90 cm comme souhaité.

À l’aide d’un marteau perforateur, on continua à dégager les deux montants jusqu’en bas de la porte en retirant des pierres et de l’enduit de manière à ce que chaque montant soit au moins au niveau de leur partie haute déjà réalisée.

Sur le montant droit de la porte des planches furent positionnées dans chaque pièce et maintenues à l’aide de chevillettes et de serre-joints de telle manière à :

  • ce que l’extrémité des planches soit au même niveau que la partie haute des montants déjà ajustée à la largeur de porte souhaitée (90 cm)
  • ce que les planches soient verticales (utilisation d’un niveau)

Avant de projeter du mortier au ciment, nous avons enfoncé des morceaux d’armatures métalliques dans le montant droit à l’intérieur du coffrage réalisé. Ces armatures auront pour rôle d’assurer la solidité du montant mais aussi de maintenir le mortier projeté.

La projection de mortier fut alors réalisée sur toute la hauteur du montant droit de la porte. Il fallut s’y reprendre à plusieurs fois car parfois le mortier chutait. Dans ce type de situation, il faut projeter une quantité de mortier jusqu’à ce que la tenue ne soit plus assurée (détachement d’amas de mortier). Puis il faut attendre 1 à 2 jours avant de poursuivre. Dans tous les cas, le montant au mortier ne doit pas dépasser les limites définies par les planches de coffrage et être lissé.

photo ci-dessus : ajustement du montant droit à l’aide de mortier au ciment

 

photo ci-dessus : ajustement du montant droit à l’aide de mortier au ciment

Pour le montant gauche de la porte, on procéda de la même manière que pour le montant droit en positionnant des planches de chaque côté du mur pour assurer la verticalité des montants et une largeur de porte égale à 90 cm sur toute la hauteur.

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Ajustement du montant gauche de la porte à l’aide de mortier projeté et lissé

Néanmoins, nous avons rencontré beaucoup plus de difficulté que pour le montant de droite car certaines pierres étaient très difficiles à casser (plusieurs heures de travail même avec un marteau perforateur). Ensuite, à cause d’une très faible longueur de mur avant la connexion avec l’autre mur transversal à gauche, cette partie était très fragile par endroit et est même tombée pour une petite partie. Enfin, du à cette faible longueur, il n’y avait pas la place pour une planche de l’autre côté du mur. Nous avons donc placé un chevron à l’aide de chevillettes de maçon (voir photo ci-dessus). Puisque ce chevron dépassait du niveau du montant vertical, il ne fallait pas se fier au niveau de ce chevron pour la projection du mortier. On traça donc une limite avec un stylo sur ce chevron pour indiquer jusqu’où projeter le mortier au ciment pour ce montant.

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Percer un mur intérieur en pierre d’ardoise pour créer une porte

Afin de connecter deux pièces de la maison, nous avons du percer un mur ancien en pierre d’ardoise.

Perçage du mur

La première étape fut de percer le mur. Ce travail fut permis grâce à l’utilisation d’un marteau perforateur. Les pierres d’ardoise extraites furent conservées alors que les petites pierres et l’enduit furent évacués de la maison et déposés chez un agriculteur voisin qui utilise ces gravas pour remblaiement.

Dès le départ, il fallait prendre en compte les dimensions finales. Si nous voulions poser une porte aux dimensions standards de 83 cm de largeur par 204 cm de hauteur, nous devions prévoir une ouverture dans le mur de 90 cm de largeur et de 208 cm de hauteur. Puisque le linteau fera 20 cm d’épaisseur et qu’un espace de 10 à 15 cm sera nécessaire au dessus pour le déversement du béton, il fallait percer jusqu’à 240 cm de hauteur. Il fallait aussi élargir l’ouverture au niveau du linteau d’environ 30 cm de chaque côté afin que le linteau repose sur le mur de chaque côté de l’ouverture de la porte.

Lors de ce type de percée, il faut préalablement s’assurer que le mur est porteur ou non (c’est à dire qu’il soutient d’autres parties de la maison). Dans notre cas, le mur en question supportait les poutres du plancher du grenier au dessus. Il fallait donc être attentif au comportement du mur lors de la percé même si le poids du plancher était réparti sur tout le mur. D’autre part, l’épaisseur d’environ 50 cm du mur et sa composition en pierre d’ardoise (longiligne) rendait un écroulement assez peu probable.

Il est souvent conseillé lors de l’ouverture d’un mur pour porte de commencer par faire un trou dans la partie haute pour le linteau. Une fois que le linteau est fait, la percée peut continuer jusqu’en bas du mur. Nous n’avons pas procéder comme cela ici.

 

Néanmoins, nous avons dégagé le mur surtout au niveau du linteau. L’ouverture en bas de la porte sera réajustée aux bonnes dimensions une fois le linteau créé.

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Photo ci-dessus : Percée du contour de porte dans le mur

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Photo ci-dessus : Percée du contour de porte dans le mur vu de l’autre pièce

Création du linteau en béton

Le coffrage du linteau fut réalisé avec une planche rectangulaire de soutien ayant pour dimension la largeur de l’ouverture de la porte (90 cm) et pour autre dimension une longueur supérieure à la largeur du mur. Cette planche fut positionnée horizontalement de telle manière  que la hauteur de l’ouverture de la porte serait de 208 cm (il fallait donc prendre en compte son épaisseur). Elle fut soutenue par des étais.

Des planches de 20 cm de hauteur et de 2 mètre de longueur furent positionnées de chaque côté de la porte le long de la planche de soutien pour le coffrage du linteau. Elles furent maintenues au mur par des chevillettes et à la planche de soutien à l’aide de vis.

On utilisa des ronds à béton de 12 mm et de 10 mm de diamètre d’une longueur égale à celui du linteau. Ils seront ajoutés au fur et à mesure de la coulée du bétons sur plusieurs niveaux.

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Photo ci-dessus : coffrage du linteau en haut et début de réalisation des montants de la porte

La coulée du béton fut réalisée petit à petit dans le coffrage en passant le béton dans l’espace de 10 cm à 15 cm de hauteur laissé et en prenant garde de bien vibrer le coffrage en frappant le coffrage à l’aide d’un marteau et aussi en enfonçant le béton dans le coffrage à l’aide d’une tige en métal par va-et-vient. Le béton fut coulée jusqu’à remplir le coffrage totalement

Lors de la coulée les ronds métalliques à béton furent ajoutés à divers étages dans le linteau.

Quelques jours plus tard, nous avons bouché l’espace entre le linteau et le mur (laissé pour déverser le béton) à l’aide d’enduit à la chaux et de pierre d’ardoise.

Montant de la porte en mortier de ciment

Quelques jours après le coulée du linteau de la porte, l’ouverture de la porte fut réajustée pour que sur toute la hauteur sa largeur soit au moins 90 cm. Puis, un mortier au ciment (sable et ciment) fut projeté sur les montants pour commencer à les niveler. Parfois des pierres étaient ajoutées pour combler les vides trop importants.

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Photo ci-dessus : Mortier de ciment projeté sur un montant de la porte

L’année suivante (2017), une fois le coffrage du linteau retiré, nous avons coffré de chaque côté les montants de la porte à l’aide de planche maintenu au mur avec des chevillettes et entre elles avec des serre-joints.

Nous avons alors pris garde à 2 choses :

  1. les bords des planches devaient être droits et verticaux (utilisation d’un niveau)
  2. de chaque côté de la porte, l’espace entre les planches de chaque montant devait être égal à 90 cm (soit la largeur de l’ouverture de la porte)

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Photo ci-dessus : coffrage d’un montant de la porte avec des planches. À l’arrière-plan, on observe la percée d’un autre mur : voir cette page

Nous avons projeté du mortier au ciment dans ces coffrages de montant de la porte jusqu’à ce que les coffrages furent complétement remplis en prenant garde à ce que le ciment soit exactement au niveau des planches et lisses sur toute l’épaisseur du mur.  Bien sûr, il fallut s’y reprendre à plusieurs fois car le mortier au ciment ne tenait pas forcément sur les montants après projection.

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Photo ci-dessus : Coffrage de l’autre montant de la porte à l’aide de planches avec maintien au serre-joint

L’année suivante (2018), nous avons retiré le coffrage des montants, l »ouverture de porte dans le mur est terminée.

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